Beauté, santé, bien-être, forme, etc. pour les quinquagénaires et plus... Trop sérieuses s'abstenir !
Beauté, santé, bien-être, forme des quinquagénaires et plus... Trop sérieuses s'abstenir !

Pourquoi un beauty-blog ?
Elles exercent le métier de professeur, psychologue, responsable de projets, elles ont toutes plus de 50 ans, elles s’appellent Danie, Maryse, Anne-Marie et ce sont mes amies de longue date…
Lorsque nous nous rencontrons, survient toujours un moment où nous parlons toilettes, produits de beauté, chaussures, etc., et où nous échangeons nos découvertes les plus récentes en la matière..
Pour elles, et pour toutes celles qui, comme moi, comme nous, s’accordent de temps en temps une parenthèse de futilité dans une vie par ailleurs souvent difficile, j’ai ouvert ce blog-forum, "Entre-filles, le beauty-blog de Norma", un hommage à une certaine légèreté de l'être...
Je serai ravie de vous y retrouver tous les quinze jours…
lundi 4 mai 2020
Du côté de la psychologie : le déconfinement
lundi 27 avril 2020
Du côté de la psychologie
Nous vivons depuis plusieurs semaines – bientôt plusieurs mois - sous la contrainte d’un confinement imposé par une "certaine gestion de la crise sanitaire" que nous subissons.
Nous avons dû nous adapter tant bien que mal à ce qui est en fait une double contrainte : une contrainte physique, qui a vu notre liberté de mouvement fortement limitée ; une contrainte psychologique, née essentiellement de notre inquiétude quant à notre santé, celle de nos proches, notre situation économique et, plus largement, notre avenir.
Nous n’avons pas tous réagi de la même manière à ce confinement, au vu de conditions objectives (confinement dans une maison avec jardin ou dans un petit appartement, confinement familial ou solitaire) mais également de nos aptitudes psychiques à nous y adapter, liées à une plus ou moins grande force psychologique.
Mais nous avons dû, tous sans exception, faire face à du stress, car toute contrainte engendre inévitablement du stress. Nous connaissons les réponses de notre organisme au stress, qu’elles soient physiques (fatigue, troubles du sommeil ou de l’alimentation, palpitations, etc.) et/ou psychologiques (irritabilité, déprime, altération de la confiance en soi, problèmes de concentration et de mémoire, etc.). Nous en avons eu sans doute plusieurs manifestations.
D’ailleurs, certains relâchements anticipatifs du confinement, observés çà et là (et parfois chez nous-mêmes…), relèvent de nos tentatives pour échapper, même temporairement, aux manifestations de l’anxiété croissante née de cette contrainte.
Nous sommes cependant encore « debout », après toutes ces semaines, signe que nous avons su nous adapter et que nous avons appris à gérer plusieurs « composantes perturbantes » de cette situation.
Lesquelles ? Je ne prétends pas être exhaustive mais j’en ai listé dix, que je vais présenter brièvement ci-dessous. Certes, nous ne nous sommes pas adaptés à toutes ces composantes, mais je suis convaincue que vous vous reconnaîtrez dans les réponses que vous avez su apporter à un grand nombre d’entre elles.
1. La première « composante perturbante », et certainement la plus forte, la plus psychologiquement déstabilisante, est la crainte de la maladie, voire de la mort, pour nous et nos proches. Elle a été accentuée par la distanciation du lien social, puisque nous n’avons pu voir ni notre famille, ni nos amis. Cette crainte est hélas devenue réalité pour nombre d’entre nous et nous avons dû puiser au plus profond de nos forces pour affronter l’idée même du deuil dans ce contexte inédit et souvent inhumain. Nous en ressortirons fortement abîmés, certes, mais pas anéantis, et avec cette petite flamme toujours présente au fond de nous, qui nous fera demander des comptes et poursuivre notre quête de justice à l’issue de la crise.
2. Par ailleurs, et dès le début du confinement, nous avons été déstabilisés dans nos repères temporels et spatiaux. Or, tout ce qui déstabilise ces repères fait monter le niveau d’angoisse ; des phénomènes de violence ont pu apparaître ou être accentués, au sein des familles, par une vie confinée 24h sur 24. Mais nous avons essayé de structurer nos journées et nos semaines pour ne pas perdre ce « fil du temps » qui, d’habitude est si facile à appréhender. De même, nous avons appris à habiter un horizon spatial « rétréci », en redécouvrant des petits « bonheurs de proximité », notre maison, nos lectures, nos fleurs, certains paysages qui étaient devenus banals, presque « invisibles » puisque si facilement accessibles.
3. Nous avons dû apprendre à gérer notre colère, notre impuissance, notre frustration et nos émotions souvent débordantes, en nous isolant pour les maîtriser, en les parlant le plus calmement possible avec notre conjoint ou avec des amis et en les canalisant dans des activités « bienfaisantes », artistiques ou manuelles.
4. Nous avons appris à « faire avec » l’incertitude permanente, au jour le jour ; se projeter dans un mois ou une semaine est devenu un exercice difficile, voire perdu d’avance. Et nombre d’entre nous ont mal supporté cette incertitude, d’autant qu’elle a été renforcée par les constantes injonctions paradoxales de nos dirigeants ; nous ne nous y sommes pas habitués, mais nous avons pris de la distance et, ce faisant, l’avons un peu mieux supportée.
5. Un grand nombre d’entre nous a appris à apporter assistance à autrui ; certes, nous n’avions pas attendu le confinement pour faire preuve de générosité, mais toute situation de crise agit comme une « loupe » sur ce que nous sommes profondément et nous avons renoué plus étroitement avec des gestes d’entraide. Nous sommes devenus plus solidaires, dans ce « même bateau » de la crainte du virus et de la lutte pour notre survie et nous nous sommes défaits de certains de nos préjugés pour mener à bien cette solidarité. Nous aussi avons appris des autres, de nos voisins, d’amis un peu délaissés, de vagues connaissances qui se sont manifestées à cette occasion.
6. Nous avons dû privilégier l’instant présent par rapport à l’avenir et puiser en nous, par l’introspection, la méditation, la force pour trouver un sens à ce moment présent, en faisant temporairement le deuil de ces projections dans l’avenir qui nous faisaient tant de bien : nos voyages, nos rencontres familiales et amicales.
7. Nous avons appris à nous détacher de l’avalanche constante des informations alarmistes sur le virus, ce que nous avions fait dans un premier temps afin de lutter contre notre sidération et cette forme d’irréalité que nous devions affronter. Nous avons appris à trier l’information, au vu des injonctions paradoxales de nos dirigeants auxquelles j’ai fait allusion dans chacune de mes chroniques et ainsi nous mettre à distance de la morbidité ambiante et entretenue.
8. Nous nous sommes adaptés, nous avons maintenant une petite expérience, même douloureuse, de cette vie avec le virus. Nous sommes moins empruntés dans nos gestes barrières, certes, ils ne sont pas encore automatisés mais l’épreuve des courses, par exemple, est moins angoissante. Ainsi, nous nous sommes transformés, souvent à notre insu, et nous voici face à un « moi » un peu différent de celui d’il y a seulement quelques semaines. Nous pensons à la fin du confinement et à cette vie qui va reprendre, bien que différente.
9. Nous avons renforcé les liens avec nos amis, réappris la confiance en nos élus locaux, ceux qui ont organisé des solidarités sur leur territoire, sans lesquels nous n’aurions ni masques ni, pour certains, une alimentation au quotidien et un soutien psychologique ; parallèlement, nous avons développé une défiance absolue envers nos gouvernants.
10. Nombre d’entre nous ont fait appel à la sublimation (création artistique, littéraire ou intellectuelle) pour canaliser notre angoisse et notre possible agressivité. La sublimation a une finalité réparatrice.
Notre énergie vitale a été canalisée par ces activités de création, véritable tremplin à une résilience à venir.
Alors, pour faire écho à ma précédente chronique, serons-nous résilients ?
Je ne peux pas l’affirmer ici mais, en tout cas, nous serons transformés, certainement plus forts en dépit de nos blessures, avec une vision différente de l’essentiel de nos vies et la perspective de combats à mener pour ne pas réitérer une pareille incurie dans la gestion d’une crise.
La semaine prochaine, je présenterai ici la 10ème et dernière de ces « chroniques d’un confinement », en abordant d’un point de vue psychologique une notion, et une échéance, qui nous concerne tous : le déconfinement.
mercredi 22 avril 2020
Du côté de la psychologie
vendredi 17 avril 2020
Du côté de la psychologie : l'impossible projection dans l'avenir
mardi 14 avril 2020
Du côté de la psychologie...
Je vais désormais publier sur notre blog les petites chroniques que j'édite régulièrement sur FB, et ce pour deux raisons :
- il est difficile pour moi, dans le contexte douloureux qui est le mien en ce moment, d'écrire deux billets par semaine...
- le blog me semble un espace plus "intime", plus "protégé", pour nos réactions et commentaires.
Dans cette situation de rupture brutale avec notre « vie d’avant », un manque du même type s’est installé et nous avons été entraînés dans des émotions qui s’apparentent à celles vécues lors du deuil d’un être cher :
Il est un autre élément que nous avons perdu, dans ce confinement, c’est notre « contrôle », au sens psychologique du terme.
Le « contrôle », c’est une volonté de maîtrise, un peu illusoire certes mais dont le but est de nous rassurer. C’est se sentir maître de sa vie, de ses émotions, de ses liens affectifs, être à l’abri d’un danger semblable à celui de cette épidémie. Le contrôle est aussi celui que nous exerçons parfois ou avons l’illusion d’exercer sur nos proches : nos enfants en particulier.
En résumé, le contrôle, c’est cette volonté de maîtrise de notre réalité.
Or, nous ne maîtrisons plus grand-chose en ce moment. Nous voici confinés loin de tous nos êtres chers, nous voici dans cet espace d’incertitude lié à cette maladie et à sa gestion, nous voici privés de relations « directes » avec amis et connaissances. Et cette impuissance à « contrôler » ces aspects importants de notre vie met à mal notre sérénité.
C’est ainsi qu’au début de cette pandémie, nous avons essayé de « contrôler » cet événement, écoutant sans cesse les informations à son sujet, comme si cette connaissance, hélas fluctuante, nous permettait de tout savoir sur cette épidémie, donc de la contrôler à notre manière et ainsi de nous rassurer.
Et puis, nous avons lâché et c’est très bien car le « lâcher prise » est salutaire : nous sommes pour l’instant impuissants et nous devons l’assumer.
Lâcher prise, c'est faire face et gérer la réalité.
Et c’est en assumant cette impuissance passagère que nous souffrirons moins.
Mais viendra le temps où nous retrouverons une certaine maîtrise des événements, un temps où aussi, nous demanderons des comptes, et ce à juste titre !
samedi 11 avril 2020
Cette épidémie...
... qui nous renvoie à nos faiblesses et... à notre âge
Pour encadrer plus gaiement ce billet, des images de notre promenade quotidienne "autorisée", tout près de notre maison, au milieu des vignes.

A dire vrai, et certainement avec une forme d’inconscience, voire d'aveuglement, je me sentais toujours jeune.
Certes, j'avais pris ma retraite, j'étais devenue deux fois grand-mère et j'avais connu quelques ennuis de santé les années précédentes (après une mauvaise grippe, je suis devenue cœliaque).
Mais je me sentais toujours en forme, faisant désormais beaucoup de natation, ayant un régime alimentaire bien plus équilibré (cœliaque oblige), peignant, enchaînant les expositions, également moins soucieuse de mon physique depuis que nous vivions à la campagne, loin des diktats de l'apparence si prégnants dans une grande ville.
Bien sûr, lorsque j'ai rouvert ce blog, j'ai bien vu que je n'étais plus exactement la même que sur ma photo du bandeau de droite : sept années s'étaient écoulées depuis, mais ces changements que je constatais ne m'avaient pas tracassée outre mesure...
Et puis, le COVID 19 a continué à sévir, nos informations en boucle nous ont asséné, au regard des décès toujours plus nombreux, la notion de "tranches d'âges" et de "personnes à risques" et soudain je me suis rendu compte que je pouvais être classée dans ces deux catégories.
Pourquoi ?
Parce que j'ai plus de 60 ans et, qui plus est, que je suis atteinte d'une maladie auto-immune.
Encore heureux, me direz-vous, que je ne sois pas grosse, voire obèse, puisque ces caractéristiques de surpoids semblent également rédhibitoires !
Et soudain, ce sentiment de jeunesse, et quelque part d'invulnérabilité, voire de toute-puissance, a disparu, remplacé par une forme d'angoisse et de crainte de la maladie et... de la mort.
Comme Danielle, au téléphone, m'avait fait part du même constat - "Je me sentais jeune jusqu'à maintenant" - j'ai décidé de partager avec vous cette petite réflexion, devenue encore plus d'actualité avec cette notion de "déconfinement par tranches d'âges" qu'on nous assène régulièrement.
Vais-je donc faire partie des "confinés à long terme", des "stigmatisés" par une forme de vieillesse, ou de faiblesse physique ?
Voilà qui ne me plaît guère !
Et vous, les amies, comment vivez-vous ce rapport à votre âge, devenu plus sensible, me semble-t-il, en ces temps difficiles ?
mardi 7 avril 2020
Nos cheveux en mode confinement... (1)
Parlons-en !
Un billet un peu plus léger aujourd'hui, je vais désormais alterner des billets de ce type avec des petites chroniques plus sérieuses, liées plus étroitement à notre vie en confinement.
Une certitude en cette période d'incertitudes : nous ne reviendrons pas demain chez notre coiffeur !
En effet, il paraît impossible de conjuguer les impératifs de cette profession avec ceux de la distanciation sociale.
Au moment où l'on commence à évoquer un lointain "déconfinement progressif", respectant toujours les mesures barrières, il est à parier que nos coiffeurs ne figureront pas parmi les premiers commerces rouverts.
Par ailleurs, imaginons la foule de clientes impatientes de se "refaire une beauté capillaire", qui vont se précipiter chez leur coiffeur lorsqu'il rouvrira enfin, avec, comme conséquences, la difficulté pour obtenir un rendez-vous et les longues attentes dans les salons...
Alors, prenons notre mal en patience et occupons-nous de nos cheveux !
Vaste problème s'il en est, qui se décline au moins en trois dimensions :
- leur entretien au quotidien et leur coiffage ;
- leur couleur ;
- leur coupe.
Aujourd'hui, j’évoquerai l'entretien au quotidien de nos cheveux "confinés".
Il est à parier que, pour nombre d'entre nous, le confinement n'est pas arrivé au moment où nous venions de faire une coupe fraîche et une couleur impeccable...
C'est mon cas, j'avais pris rendez-vous pour le mois d'avril afin de rafraîchir ma coupe et...
Bon, j'ai la chance d'avoir des cheveux plutôt longs, plutôt frisés, et je commence à moins détester cette frisure qui a fait le désespoir de mon adolescence et de ma jeunesse !
En effet, le cheveu frisé est plutôt facile pour son entretien au quotidien : il suffit de le rincer chaque matin (ou de le mouiller avec un vaporisateur) - parfois de le nourrir un peu, surtout lorsqu'il est long. Les boucles se reforment, on sèche naturellement, ou au séchoir s'il fait froid, et l'affaire est dans le sac !
Je pense que parmi notre groupe d'"Entre-filles", il y a au moins six "frisées" : Ariane, Cristina (notre belle Romaine qui nous a rejointes) Danielle, Nathanaëlle, Sylvie et moi.
Et c'est Ariane qui me disait par ailleurs se lever avec le cheveu en bataille, le propre de toutes les chevelures frisées. Qu’elle suive mon petit conseil, je suis sûre que cela ira mieux !
J'ai photographié ci dessous la crème nutritive que je mets tous les matins sur mes cheveux un peu secs, une caractéristique du cheveu frisé et...vieillissant...
Je ne suis donc pas une spécialiste du cheveu raide mais il me semble plus facile à coiffer au quotidien ; peut-être la technique de "l’humidification matinale" lui convient-elle aussi, vous me le direz ?
Quant à la coiffure elle-même, une fois la coupe un peu défraîchie, on peut l'agrémenter de bandeaux et bandanas, quelle que soit la longueur et la couleur de nos cheveux : cela peut masquer la "racine naissante ou confirmée" et surtout donner un air un peu plus gai dont nous avons bien besoin par les temps qui courent.
Ne vous en privez pas, c'est facile à placer, à nouer et, si vous n'en avez pas, vous pouvez toujours utiliser un foulard plié ou roulé !
Voici mes bandeaux et bandanas, tous achetés en Italie lors de notre dernier voyage (un petit pincement au cœur...)
Je trouve que j'ai un peu perdu la main pour ces "chroniques beauté", j'espère que vous ne m'en voudrez pas, nous savons toutes que ce ne sont que des "chroniques prétextes" pour bavarder un peu entre nous...
Pour terminer sur une note plus gaie, je viens, ce matin, de rafraîchir la coupe de cheveux de Jean : ouf, il n'a pas demandé le divorce !
J'attends vos réactions, bonne journée, les amies !
PS : Ariane, je donne mes dernières informations concernant les précautions liées au retour des courses, en commentaire.
dimanche 5 avril 2020
L'épreuve des courses en temps d'épidémie (2)
"L'après-courses" : la décontamination
Depuis que nous sommes confinés, il me revient fréquemment en tête le titre d'un livre de science- fiction que j'avais lu dans les années 90 :
"La vie en temps de guerre".
Ce qui, alors, m'était apparu comme une oeuvre de pure SF me semble de moins en moins éloigné de notre réalité, même si le scénario évoqué dans cet ouvrage n'est nullement lié à une crise épidémique.
Le retour des courses et l'inévitable séance de décontamination qui suit s'inscrivent parfaitement dans cette "vie en temps de guerre"...
Suite de mon billet de vendredi...
J'arrive donc à la maison, je range ma voiture dans laquelle je laisse, en décontamination : mes gants, mon masque et la feuille plastifiée qui contient mon attestation de sortie exceptionnelle, je viendrai les reprendre dans 3 jours pour lavage ou désinfection.
Jean m'attend à la petite porte latérale de notre garage qui, bien ventilé, est devenu depuis l'épidémie notre "espace de décontamination". Je n'aurai pas, ainsi, à toucher la poignée de cette porte.
Je rentre mes trois sacs de courses et mon sac à main, en prenant soin d'éviter tout contact avec ladite porte ou les murs du garage.
Je laisse mes chaussures à l'entrée de celui-ci et met mes "baskets de maison".
Je pose dans un coin le carton de la pharmacie et mon sac à main, qui attendront trois jours avant d'être vidés, et les deux sacs de surgelés devant le frigo-congélateur que nous avons dans un autre coin du garage.
Je commence à déballer les surgelés, ôte leur emballage extérieur en carton, que je jette dans la poubelle qui leur est destinée.
Jean m'a ouvert les tiroirs du congélateur, je ne les touche donc pas en y "lançant" les produits dont l'emballage plastique "intérieur" a été désinfecté au préalable.
Tout cela prend pas mal de temps, vous vous doutez...
Jean referme le congélateur et je me déshabille dans le garage, restant en sous-vêtements (non, je ne vous ferai pas l'outrage d’une photo !).
Il y fait plutôt frais et je me hâte de "jeter" mes vêtements dans la machine à laver en évitant, bien sûr, d'en toucher les parois...
Je passe par la petite porte de communication entre le garage et la cuisine, porte ouverte puis fermée par Jean afin que je n'en touche pas les poignées.
Je me précipite à l'évier pour un grand lavage des mains au savon puis je cours à la salle de bains.
Douche et lavage des cheveux, je les sèche rapidement...
Je repars au garage, "jeter" dans la machine à laver mes deux serviettes de toilette et mes sous-vêtements et je lance le programme à 60°.
Je reviens à la cuisine, me relave longuement les mains et... ouf...
Je m'assieds enfin pour déguster un petit café et un chocolat, bien mérités, tout en repassant dans ma tête l'ensemble de mes gestes pour vérifier que je n'ai pas omis une mesure de sécurité...
Tout cela semble OK, deux heures 1/2 se sont écoulées depuis mon départ matinal et... je suis épuisée !
Voilà, mes amies, un aspect de notre "vie en temps de guerre".
Soyez bien prudentes et à bientôt pour une chronique un peu plus légère, j'espère !
PS : un petit message pour Ariane.
"Marie-Paule t'a posé une question dans son commentaire au précédent billet, si tu pouvais y répondre ? Merci et bisous."
vendredi 3 avril 2020
L'épreuve des courses en temps d'épidémie (1)
Avant et pendant
J'avais programmé pour aujourd'hui un billet sur l'entretien de nos cheveux, mais il m'est apparu plus urgent, et surtout plus "d'actualité", de vous raconter mon aventure matinale : celle des courses en cette période inédite et anxiogène.
Je n'étais pas sortie depuis la mise en place du confinement, laissant à Jean, qui cuisine - comme vous le savez - cette tâche hebdomadaire dont je ne soupçonnais pas la pénibilité.
Il nous manquait quelques surgelés et des produits pharmaceutiques, aussi, ce matin, j'ai décidé de me colleter à ce qui me paraissait plutôt agréable : il faisait beau, je savais qu'il n'y aurait pas d'embouteillages, j'aime bien la route qui va de chez nous à Carcassonne, donc tout s'avérait parfait...
Evidemment, il faut se préparer à ce type de sortie : pas de bijou (j'avais ôté mon alliance, ma bague "habituelle"et fait l'impasse sur mes sempiternelles boucles d'oreille) ; vêtements que je pourrais laver à 60° au retour ; chaussures que je laisserais dans le garage ; masque et gants à emporter ; gel hydroalcoolique dans la voiture ; attestation de déplacement, etc
Nous avons la chance d'avoir quelques masques FFP1, que j'utilise habituellement pour me protéger des projections de vernis et autres solvants lorsque je peins ; ce sont des masques assez épais, assez efficaces, je pense et qui, de plus, se lavent bien.
J'avais prévu un petit sac à main, avec le strict essentiel à l'intérieur : attestation, pièce d'identité, papiers de la voiture, i-phone et carte de crédit (pas de rouge à lèvres ou de lunettes de soleil, bien sûr !).
Et me voici partie !
D'abord, je traverse notre petite ville : tous les commerces sont fermés en dehors de la pharmacie et de la boulangerie, quasiment aucune voiture qui circule hormis quelques véhicules agricoles...
Je passe le pont sur l'Aude sans encombre : personne !
Je prends la route nationale et la rocade jusqu'à l'entrée de Carcassonne : tous les commerces sont fermés, je croise deux ou trois voitures, dont une ambulance, et une sourde angoisse commence à monter en moi dans cette ambiance de désolation.
J'arrive avant l'ouverture devant mon marchand de surgelés, j'ai largement le temps de mettre mon masque et ma première paire de gants.
Trois ou quatre voitures sur le parking, je comprendrais ensuite que ce sont celles des employées.
J'entre dans le magasin : je suis seule avec les quatre employées, qui portent toutes des gants et des masque de type chirurgical.
Les rayons sont quasiment tous approvisionnés et je commence à remplir mon sac. Avez-vous déjà attrapé des surgelés avec des gants ? Tout un sport ! Les boîtes glissent ou collent, j'en fais tomber une, je me cogne en me relevant au couvercle de l'un des coffres, je n'arrive pas à attraper la boîte suivante : j'enlève mes gants, ça devient plus facile et j'arrive au terme de mon périple.
Là, je reconnais l'une des caissières et nous nous mettons à parler, de loin et en criant un peu car, à travers nos masques, la voix ne porte pas : elle me dit ne pas avoir le moral, que le masque porté toute la journée irrite sa peau, qu'il faut sans cesse rappeler aux clients les "gestes barrière", je la sens un peu déprimée, j'aimerais la réconforter, mais comment ?
Mon moral poursuit sa courbe descendante...
Je passe l'épreuve de la caisse, saisissant au mieux les produits derrière la barrière de plexiglas, je paie (ah, il faudra que je pense à nettoyer ma carte de crédit !) et je pars.
Courses dans le coffre, vite, je rentre dans la voiture, je jette mes gants sur le plancher, je me désinfecte les mains mais je garde mon masque puisque je dois me rendre à la pharmacie : j'ai bien enregistré les conseils, il ne faut pas le mettre et l'enlever sans cesse.
Je commence à avoir chaud et... ce masque que je mets habituellement quelques minutes, le temps de vernir une toile, devient un véritable carcan porté plus d'une heure.
Comme je vous l'ai dit, il fait très beau, le soleil cogne, je commence à transpirer : interdiction de toucher son visage ! Je supporte.
J'arrive à la pharmacie.
J'enfile ma deuxième paire de gants et je prends les produits en libre-service dont j'ai besoin, je demanderai les autres à la caisse;
Cela se passe relativement bien, la pharmacie a été réapprovisionnée en gels hydroalcooliques, je prends les deux auxquels j'ai droit ainsi que l'unique boîte de paracétamol délivrée par personne. J'arrive à la caisse, je trébuche sur une boîte qui délimite les distances de sécurité, j'avance malgré moi, la pharmacienne, derrière sa barrière de plexiglas, crie : "Reculez !", ce que je m'empresse de faire.
Comme, dans cette panique, j'ai oublié mon sac, elle range tous mes produits dans un petit carton mais le carton ne passe pas dans l'espace découpé dans le plexiglas et destiné à la récupération des commandes... Il faut donc que je me hisse pour l'attraper par-dessus la barrière de protection.
Ouf, j'ai terminé, je sors, mon carton sous le bras.
Retour à la voiture, j'ôte mes gants, je me désinfecte les mains une première fois (en fait c'est la deuxième...), j'enlève mon masque, je me désinfecte à nouveau les mains et en route pour la maison, dans ce paysage si beau et... si vide.
En mon for intérieur, j'espère presque être arrêtée par les gendarmes ou la police, pour retrouver un peu de civilisation, de vie, parler avec quelqu'un, mais non, j'arriverai à la maison sans le moindre contrôle, à l'aller comme au retour.
J'ai conscience, non pas d'avoir accompli un exploit, mais du moins d'avoir réussi la première manche de cette épreuve compliquée, mon moral remonte un peu.
Mais je sais que m'attend encore "l'après-courses", ce que j'appelle la "phase de décontamination", que je vous relaterai dimanche...
Bon courage à toutes et à bientôt au plaisir de vous lire !
lundi 30 mars 2020
Comment vivons-nous ce confinement ?
Parlons-en ensemble
Je vais donc commencer.
D'une façon générale, je ne vis pas trop mal cette période...
Pourquoi ?
Parce que Jean et moi sommes des privilégiés du confinement. En effet, nous ne sommes pas tous égaux, socialement, physiquement, psychologiquement, dans cette épreuve.
Nous avons la chance de bien nous entendre, de vivre à la campagne, dans une maison avec un jardin, dans une région agricole où nous pouvons nous approvisionner en légumes frais directement auprès des producteurs locaux.
Contrairement à Marseille, j'ai un atelier où je peux peindre en toute quiétude, même si je peins peu en cette période, pour plusieurs raisons que je développerai plus loin.
Nous avons aussi la chance d'avoir avec nous nos deux chats merveilleux, Kali (bientôt 14 ans) et Charlie (10 ans dernièrement), toujours présents, toujours câlins, qui se sont admirablement adaptés à notre déménagement.
En cette période de crise, Kali assure l’animation de nos journées avec ses éternelles facéties et Charlie fait le service de nuit auprès de moi, lors de mes nombreux moments d'insomnie.
Nos deux petits-enfants, Léo et Elliott (8 ans et 3 ans) vont bien, ils sont confinés avec leurs parents à Paris, en appartement mais leur immeuble bénéficie d'un petit jardin où ils descendent régulièrement;
Notre souci est l'état très précaire de nos pères, le mien en EHPAD dans une petite ville de l'Aude qui a été l'un des premiers "clusters" de l'épidémie dans notre département (vous imaginez l'angoisse que cela génère), celui de Jean, chez lui en Provence, avec de gros problèmes de santé...
Donc, un confinement qui, en dépit de ces incontournables soucis, se passe plutôt bien.
J'ai mis en place une petite antenne de soutien psychologique pour des personnes un peu esseulées de notre entourage, j'ai une dizaine de coups de fil par jour et j'ai dû m'organiser un peu mieux, cette semaine, pour faire face, dans les meilleures conditions possibles, à ce désir de "parler" que je constate partout.
Je suis très bien entourée, très occupée, bien préparée psychologiquement à la gestion de l'angoisse et pourtant...
J'ai quand même des manifestations négatives de cette chape d'anxiété qui est tombée sur nous :
- les premiers jours du confinement, après la sidération, j'ai été agitée, entreprenant plusieurs tâches en même temps et n'en menant à bien... aucune...
- mes insomnies se sont accentuées, même si, depuis quelques jours, cela va un peu mieux, une forme "d'habitude" à cette situation serait-elle en train de se créer ?
- j'ai quelques fluctuations d'humeur dans la journée, passant de moments d'optimisme à des moments plus tristes, ces fous rires qui se transforment vite en larmes...
- enfin, et c'est ce qui m'a le plus étonnée, je n'ai pas très envie de peindre, même si je m'y astreins une heure chaque jour. Un peu comme si mon esprit n'était pas assez libre, que la créativité n'était pas, pour moi, compatible avec l'inquiétude... Alors je travaille des formes, des couleurs, même si je ne peux pas m'investir dans une oeuvre globale... Je pense que je n'en ai pas encore l'énergie.
Et, en même temps, je suis bien, dans la maison et avec Jean qui sont vraiment mes refuges. Un sentiment de sécurité qui m'est précieux.
Voilà pour moi, les amies, à votre tour maintenant, je serai heureuse de vous lire, de vous répondre aussi.
Je termine avec notre dernière photo, c'était deux jours avant le confinement, nous étions allés voir la mer car nous savions que nous ne la reverrions pas de longtemps...
Cette photo a été prise sur la jetée de Port la Nouvelle, dans l'Aude.
samedi 28 mars 2020
Entre-filles, le retour !
Comment se sentir bien dans sa peau en mode confinement ?
Bientôt 5 années qu'"Entre-filles" a fermé ses portes...
A vrai dire, je ne pensais pas rouvrir un jour ce blog mais cette période de confinement a fait naître un besoin de parole chez nombre d'entre-nous.
Besoin de parole mais aussi besoin d'échanges sur ce qui faisait l'identité de ce blog : notre santé, notre bien-être, notre physique, notre coquetterie...
Nous voici avec 5 ans de plus et un peu plus seules qu'avant, inquiètes pour notre santé, avec un sommeil perturbé, mais aussi sans coiffeur, sans boutique de type "Sephora", sans soins esthétiques, avec un stock de produits de beauté qui s'épuise peu à peu, etc.
Cette période est aussi celle d'à coups de déprime, de jours où se lever est plus difficile, où même faire sa toilette apparaît comme contraignant, parfois un peu vain. Ce sont ces journées "pyjama" que j'ai évoquées sur Facebook, ce laisser aller "légitime", bien sûr, mais contre lequel nous devons lutter.
Comment serons-nous en sortie de confinement si nous nous laissons aller aujourd'hui ?
Soyons bien conscientes qu'à ce moment-là, le coiffeur - ou les soins d'institut - ce ne sera pas encore pour demain si la "distanciation sociale" est maintenue... et puis, les coiffeurs et autre boutiques de beauté vont être pis d'assaut lors de leur réouverture...
Alors nous allons nous reprendre en main, ensemble, en échangeant sur nos peurs, nos angoisses mais aussi nos trucs bien-être et beauté en temps de confinement.
Et retrouver ainsi une certaine "légèreté de l'être"...
Par quoi voulez vous que nous commencions :
- Notre alimentation ?
- Le sport à la maison ?
- Les techniques de relaxation ?
- Nos cheveux sans coiffeur ?
- Les soins de notre peau ?
- + toutes les idées qui seront les vôtres, vos priorités du moment.
J'attends vos suggestions, n'hésitez pas à vous manifester, et nous reprendrons nos bavardages "Entre -filles" !
PS : ne vous tracassez pas si mes articles et commentaires sont signés "d'Art en Arts", je gère en ce moment le blog d'une association d'artistes de Carcassonne et c'est cet avatar qui apparaît...