Beauté, santé, bien-être, forme des quinquagénaires et plus... Trop sérieuses s'abstenir !

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Pourquoi un beauty-blog ?

Elles exercent le métier de professeur, psychologue, responsable de projets, elles ont toutes plus de 50 ans, elles s’appellent Danie, Maryse, Anne-Marie et ce sont mes amies de longue date…
Lorsque nous nous rencontrons, survient toujours un moment où nous parlons toilettes, produits de beauté, chaussures, etc., et où nous échangeons nos découvertes les plus récentes en la matière..
Pour elles, et pour toutes celles qui, comme moi, comme nous, s’accordent de temps en temps une parenthèse de futilité dans une vie par ailleurs souvent difficile, j’ai ouvert ce blog-forum, "Entre-filles, le beauty-blog de Norma", un hommage à une certaine légèreté de l'être...

Je serai ravie de vous y retrouver tous les quinze jours…

lundi 9 juin 2014

La beauté à travers les âges



De l'Antiquité au XXIème siècle


Au cours des différents billets de ce blog, vous avez été nombreuses à évoquer le diktat de la beauté, diktat qui a toujours été présent - certes avec plus ou moins de virulence -  depuis le début de l’humanité.

Blonde pulpeuse, nymphette diaphane, top model du XXIème siècle,  les canons de beauté n'ont cessé d'évoluer au cours de l'Histoire.
Marylin Monroe serait-elle encore considérée comme une beauté, aujourd’hui ?
Les belles du XXIème siècle seront-elles, demain, les oubliées du regard ?

En préambule, je tiens à préciser que le sujet de ce billet pourrait faire l’objet d’une thèse, aussi je requiers votre indulgence pour le balayage rapide de ce thème que j'ai effectué pour vous.
Je vous renvoie, pour une étude plus documentée, à l’excellent ouvrage d'Umberto Eco "Histoire de la beauté", Editions Flammarion.


La beauté antique en Egypte



 Néfertiti

Dans la civilisation égyptienne, les femmes sont représentées suivant des canons relativement stables : minces et musclées, élancées, aux jambes longues et aux fesses rebondies, seins menus et taille large ; ce sont quasiment des beautés contemporaines qui n'auraient pas eu recours à la chirurgie esthétique, en particulier à l'augmentation mammaire…
La femme, qui veille sur la maison, est à l'abri des rayons du soleil, d'où son teint pâle et lisse.
Ses yeux sont soulignés d'un trait de khôl (je suis sûre que nombre d'entre nous ont utilisé ce cosmétique, au moins dans leur jeunesse...) qui intensifie le regard.
Enfin, la femme idéale égyptienne est éternellement jeune... Cela commençait donc déjà !
Pour hydrater leur peau, les femmes égyptiennes utilisaient de l'huile d'amande amère, de laitue, de cumin ou encore de lys...


Le Moyen-Âge




Au Moyen Âge, le maquillage, sous prétexte qu'il travestit les créatures de Dieu, est interdit par l'Eglise toute puissante. Une seule couleur est tolérée, "le rouge de la pudeur" (étrange, le rouge étant, plus tard, associé à la sensualité !)
Généralement dissimulé sous des vêtements amples, le corps doit obéir à des canons très particuliers.
La jeunesse, encore une fois, est exaltée : la femme se doit d'être large d'épaules et d'avoir des seins petits, fermes et écartés, une taille de guêpe, des hanches étroites et un ventre rebondi (ce dernier critère ne déplairait pas aux "quinqua" que nous sommes...).
La blondeur est également à l'honneur (quand je vous disais que rien ne change sous le soleil...).
Les femmes de l'époque s'appliquaient un mélange de chaux vive et de sulfure naturel d'arsenic sur le front pour l'épiler. Pour empêcher la repousse du poil, rien ne valait le sang de chauve-souris ou de grenouille... (qui a essayé ces techniques parmi les lectrices de ce blog ?)


La Renaissance




Le corps féminin réapparaît dans l'art non-religieux, il est idéalisé, bien sûr.
Les femmes des tableaux de Raphaël et de Botticceli se tiennent dans des postures peu naturelles, évoquant le déhanché des statues antiques grecques.
Quant à la Vénus de Botticelli, elle a tout d'une beauté actuelle : d'une blancheur d'ivoire, sans le moindre poil ni bourrelet, elle est l'archétype de la beauté de marbre.
Je suis restée sidérée par sa modernité, quand j'ai pu la contempler aux "Offices", à Florence. Une divinité plus qu'une femme, au corps entièrement idéalisé...



"L'Enlèvement des filles de Leucippe", Rubens, 1618

Mais un glissement va s'opérer dans l'art de la Renaissance. Les aristocrates aiment également les rondeurs des femmes chez Le Titien ou Rubens. Cuisses dodues, poitrines lourdes et embonpoint,(le couvent m'attendait, à cette époque...) Rubens incarne un glissement vers un art sensuel, charnel et un appel au désir du spectateur.

Durant le XVIIème siècle, la beauté féminine correspond à des canons très précis : teint de lait, taille très fine, poitrine imposante, bras et mains potelés. Les femmes se fardent de rouge, devenu le symbole de l'amour et de la sensualité.


Madame de Montespan incarne parfaitement la femme idéale d'alors, comme on peut le voir sur ce tableau d'époque. Le corps est enfermé dans un corset enserrant la taille et faisant ressortir le profond décolleté, la peau est pâle et les lèvres d'un rouge profond.

Pour se protéger du soleil, les précieuses de l'époque n'hésitent pas à se promener avec un masque sur le visage... qu'elles tiennent avec leurs dents.


Le XVIIIème siècle : le retour au naturel

La révolution des idées du Siècle des Lumières touche aussi le domaine de la beauté. L'heure est à un retour au naturel. On se maquille moins : la femme idéale de l'époque doit avoir un teint de porcelaine aussi naturel que possible et les lèvres douces. Bouclés et poudrés, les cheveux adoptent tout de même un style savamment "décoiffé" (l'ancêtre du brushing wavy ...).  


" Marie-Antoinette à la rose", E. Vigée Lebrun,1783 

Les écrits de Jean-Jacques Rousseau sont emblématiques de ce retour à la nature. Comme on peut le voir sur ce portrait de Marie-Antoinette, ces réflexions gagnent également la Cour. Au Petit Trianon, la reine délaisse les corsets et les coiffures sophistiquées.

Les femmes de l'époque avaient pour habitude de se coller des mouches, faux grains de beauté en velours, sur la peau ; ancêtres de la mode des piercings ?


XIXème siècle : de la maladive à l'épouse vertueuse

Après la Révolution, plus de perruque poudrée, de mouche ou de rouge aristocratique. Pendant ce siècle, deux types de femmes se partagent le devant de la scène : la belle malade et la petite bourgeoise.


La belle malade est aussi bien une malade des nerfs, dont le déséquilibre confine à la folie - la figure emblématique étant Camille Claudel - qu'une malade du corps, telle Marguerite Gauthier, tuberculeuse magnifiée par Alexandre Dumas dans "La Dame aux camélias".


Cette beauté a le teint livide, les yeux cernés et les joues creuses. Signes de mélancolie et de désespoir, ces physiques correspondent à une femme mystérieuse, lointaine, fantasmée, pas totalement éloignée des mannequins faméliques du XXIème siècle.
Ces femmes ont l'habitude de boire du vinaigre et du citron pour se brouiller le teint et dorment peu pour se faire des cernes sous les yeux (méthode infaillible, je peux l'attester !)

Par ailleurs, et en opposition à ce type de femme maladive, cette période porte aux nues la vertu et la féminité accomplie : l'épouse vertueuse. Bien en chair, brune, le corps laiteux, cette femme incarne la beauté dans son aspect le plus lisse et le plus codifié.


La Castiglione, lourde et massive, est ainsi considérée comme l'une des plus belles femmes du Second Empire.
La corpulence est le signe de la maternité accomplie. Elle est renforcée par des faux-culs et des corsets projetant la poitrine en avant.

Au XIXème siècle, le maquillage est déconseillé. On découvre enfin les bienfaits de l'eau pour se nettoyer la peau...


XXème siècle : de la garçonne à Marilyn et à Brigitte Bardot



Louise Brooks 

La bourgeoise engoncée dans son corset et sujette aux vapeurs laisse la place à une femme mince, libérée et en bonne santé. C'est la fameuse mode de la garçonne : cheveux coupés court, légère et court vêtue, la nouvelle beauté est presque androgyne et en cela d'une modernité troublante. Les fesses et le ventre doivent être aplatis, les seins petits et bien séparés tandis que les robes sans manches et arrêtées au genou doivent laisser voir des bras musclés et des jambes fines. Louise Brooks incarne parfaitement l'archétype de la garçonne.



Marilyn Monroe

Plus tard, va apparaître le mythe de la femme sensuelle, incarnée par Marilyn Monroe : poitrine généreuse, lèvres pulpeuses, sensualité exacerbée et incontournable blondeur !
Après la Seconde Guerre mondiale, la minceur est synonyme de mauvaise santé. Blondes et sensuelles, les actrices hollywoodiennes ont toujours un air de Marilyn qui est devenue l'image même de la beauté idéale, sensuelle, volcanique et un rien enfantine.
Tout est différent dans la "vraie" vie, où les conventions sociales sont soigneusement respectées : certains parents interdisent aux adolescentes de se maquiller, les fiançailles et le mariage sont toujours très codifiés (certaines d'entre nous pourront en attester).



Brigitte Bardot

Mais les grands écrans révèlent des stars jeunes et pulpeuses : Brigitte Bardot, Silvana Mangano, Liz Taylor, Sophia Loren et Gina Lollobrigida. Dans les publicités (et sur les camions), les pin-up prolifèrent : leur corps est celui de l'abondance et de la bonne santé.
C'est aussi la fin du teint pâle : le visage hâlé, synonyme d'une vie sportive et ensoleillée, est désormais de mise. Le bikini a été inventé pendant la Seconde Guerre mondiale, la minijupe dans les années 1960 ; en 1968, les étudiantes brûlent leur soutien-gorge en gage de libération.
Le corps féminin, se dévoile, la beauté idéale est sortie de son carcan bourgeois.


La beauté au XXIème siècle




Kate Middleton et Carla Bruni

Aujourd’hui, le modèle dominant est celui de la femme sportive, active et ultra-mince. 
La minceur est aussi un signe extérieur de richesse, résultat d’une saine alimentation, de séances de gym, de loisirs et d’un certain niveau d’éducation qui vont de pair avec le niveau de vie.
Les rondeurs sont devenues synonymes de laisser-aller, de perte de contrôle face à l’abondance alimentaire et de nourriture "bon marché".  
La fin du XXème siècle et le début du XXIème sont fortement marqués par l’explosion de l'industrie et du commerce de l’embellissement". 
Les gammes de soins et de produits de beauté explosent et les chirurgies esthétiques permettent aux femmes (riches !) de remodeler leur corps et leur visage à leur guise. 
Le naturel, exhorté en appparence, recule dans les faits et le corps est valorisé en tant qu'objet de désir et de support identitaire. 

En conclusion
Les critères de beauté n’évoluent pas seulement selon les époques, mais aussi selon les endroits du monde, je faisais état de ce fait dans le billet précédent.
La minceur n’est pas partout synonyme de beauté, elle peut s'assimiler à une maladie ou à une malnutrition. C'est ainsi que, dans la tradition africaine, des hanches fortes et une grosse poitrine sont des critères de féminité associés à la fécondité. En Mauritanie, on engraisse même les jeunes filles à marier car l’obésité est un critère de beauté ultime.
Mais au-delà de ces différences historiques et sociales, existerait-il des critères de beauté universels ?
Si l’appréciation de la beauté varie selon les époques et les cultures, cette variation se fait autour de quelques "invariants esthétiques communs" faisant figure "d’attracteurs".  
Jamais on ne fera l’apologie de dents mal placées, de boutons disgracieux, de grimaces, de rides ou de tâches.
De même, les proportions harmonieuses du corps et les traits réguliers du visage sont très fréquemment privilégiés, ainsi que la jeunesse...

En conclusion, rares sont les femmes qui se trouvent "belles". Quand on leur demande de choisir l’adjectif qui décrit le mieux leur apparence, plus de la moitié des femmes choisissent des adjectifs neutres comme "naturelle", "dans la moyenne", "grosse" et, une infime minorité d'entre elles se déclarent "belles". 
Les médias et la publicité ont défini des standards tellement irréalistes que la plupart des femmes ne pourront jamais les atteindre. Aussi, les femmes souhaitent majoritairement que les médias mettent un peu moins l’accent sur le physique idéal et fassent plus de place à des femmes "normales"...

Pour résister à la dictature de la beauté et réussir à s’aimer malgré tout, la femme d’aujourd’hui doit faire preuve d’une force de caractère inouïe. 
Il faut se rappeler que la vraie beauté, c’est aussi, et surtout, une question de charme, de charisme, de présence, d’énergie, d’aisance, de bien-être, de façon de penser et de percevoir les choses, de réceptivité à l'autre et d'empathie, bien plus que de beauté plastique, fragile et... si éphémère !


A vous maintenant !
Quelle aurait été votre "période esthétique" favorite ?
Quels canons de beauté privilégiez-vous ?

J'avoue pour ma part avoir un faible pour Louise Brooks et l’époque "garçonne"...



Très bonne semaine à toutes !

lundi 2 juin 2014

De l'objectif minceur...



A l’obsession maigreur...


Nous serons en été d'ici quelques semaines.
En prévision de son arrivée prochaine, déferlent, sur nos murs et dans nos magazines, forces publicités vantant la minceur au travers de régimes de toutes sortes, en vue des tenues légères et… des maillots de bain...



En France, 6 femmes sur 10, toutes tranches d'âge confondues, déclarent vouloir maigrir.
Les Françaises, suivies de près par les Italiennes, sont les plus minces d’Europe.
Dans le monde, la France est, après la Corée du Sud, le pays où la volonté de perdre du poids est la plus fréquente chez les femmes.

Par ailleurs, la mode du "thight gap" (espace vide entre des cuisses serrées qui ne doivent surtout pas se toucher) sévit chez les jeunes femmes, dans tous les pays européens et aux Etats-Unis (un peu effrayant à mon goût...).



L’apparence physique est la première cause d’intimidation chez les jeunes. Ce sont les enfants et les adolescents obèses les plus ciblés par les sarcasmes de leurs camarades : 30 % filles et 25 % des garçons avec un surplus de poids disent avoir été intimidés, voire menacés, par leurs pairs.

Certains pays tentent de réagir face à ce "terrorisme de la minceur" :
Une loi en Israël interdit les mannequins trop maigres (IMC inférieur à 18,5) ainsi que les retouches des photos pour faire paraître une femme plus mince.
À Madrid, en 2006, les autorités régionales ont exclu cinq mannequins jugées trop maigres (IMC inférieur à 18, soit 56 kg pour 1,75 m), lors d’un rendez-vous de la mode. Cette décision a été prise après la mort de deux mannequins qui pesaient moins de 40 kg.

L'écart entre "corps désirable" et "corps réel" est important dans tous les pays.
En Corée du Sud, la corpulence moyenne des habitants correspond à l'idéal de minceur très largement dominant (81% pour les femmes et 80% pour les hommes)
En Uruguay, la forte corpulence est valorisée pour les femmes (52%) et la minceur préférée pour les hommes (62%).
Inversement, en France, l'image de l'homme corpulent fait relativement consensus (62%), alors que la minceur est davantage valorisée pour les femmes (52%)...

La "représentation sociale" du corps est ainsi une dimension à prendre en compte quand on parle d'esthétique et de santé.

Comment, dans ce contexte, ne pas publier un billet sur cette "déferlante minceur", ses bienfaits, mais aussi ses dangers ?



J’ai conscience que ce sujet du rapport à notre poids relève de l’intime, ne sommes-nous pas seules lorsque notre pèse-personnes livre son verdict ?
Ce billet ne tombera donc pas dans un échange de courbes pondérales mais traitera, d’une manière plus généraliste, du rapport à la minceur ou à la rondeur chez les quinquagénaires, et plus...



J’aime être mince, c’est l’une des conditions qui font que je peux me sentir bien dans ma peau.
J’ai eu la chance d’avoir la "minceur facile" jusqu’à la ménopause : métabolisme, hérédité, nourriture saine et équilibrée, mais aussi sport, que j'ai toujours pratiqué ?



Mais j’ai très vite compris ce que je prenais pour un acquis de ma nature et de mon style de vie n’en était plus un lorsque, après l’arrêt du traitement hormonal, je me suis mise à grossir sans raison apparente…
Si j’avais fait des excès alimentaires ou si j’avais cessé toute activité sportive, j’aurais pu comprendre, voire accepter, mais ce n’était pas le cas.

J’avais déjà appris à prendre en compte le principe de réalité qui veut qu’après 50 ans, le corps se transforme, que le poids de ses 20 ans n’est plus qu’un rêve inaccessible et qu’il est nécessaire de faire un compromis entre son idéal minceur et sa réalité corporelle, avec, comme objectifs : se sentir bien dans sa peau, au regard de ses critères personnels et des critères médicaux (ces derniers de plus en plus drastiques, comme vous le constaterez ci-après), avoir encore une image corporelle à peu près satisfaisante, en tout cas qui n’angoisse pas et n’altère pas la qualité de ses rapports aux autres.

Ce fut le moment où ma gynécologue, véritable "terroriste de l’IMC", me dit :
- Vous avez pris 2 kg en un an ; avec votre petit gabarit, que se passera-t-il si vous continuez à ce rythme pendant 20 ans ?
Certes…
- Je suis pourtant mince  (pensant, "plus mince que vous"…), lui ai-je rétorqué, mon IMC tourne entre 20 et 21 !
- Oui, mais faites attention !
Même son de cloche à l’hôpital où j’ai été soignée :
- Ne vous laissez pas aller, conservez votre poids, faites attention à votre alimentation et surtout, faites du sport !

Alors, à l’instar de mes quatre amies auxquelles je fais souvent référence dans ce blog, j’ai donc décidé de  "faire attention".
D'ailleurs, j'ai constaté que je n'ai rencontré, autour de moi, aucune quinquagénaire qui mange tout ce qu'elle veut sans grossir, mais peut-être mon "échantillon" n'est-il pas assez représentatif ? Ou alors, je doute de la véracité de certains témoignages après avoir vu se comporter à table celles qui déclarent avoir encore la minceur facile, voire naturelle, sans se priver...

"Faire attention" : expression ô combien douloureuse qui fait redouter les repas familiaux (je suis originaire du sud-ouest, et mon mari fait une excellente cuisine au quotidien), craindre les lendemains de fêtes et redoubler les exercices sportifs.





J'ai la chance de ne pas être gourmande (exception faite pour le chocolat), d'aimer et de pouvoir pratiquer le sport et d'avoir un métabolisme pas trop "déréglé", en dépit des modifications hormonales.
Et cette hygiène de vie, cette discipline au quotidien mise en exergue par les médecins mais aussi par mon désir de ne pas "trop" changer a eu des effets positifs : je suis, en ce moment, à peu près satisfaite de mon poids et je ne redoute pas trop la venue "du temps du maillot"...



J'essaie de faire de la minceur relative un objectif raisonnable et non une obsession, objectif que Jean et moi axons sur quatre grands principes :
- repas pour la plupart équilibrés ;
- régulations après excès (le "régime du lendemain" ou du "retour de vacances"...) ;
- sport, au moins trois fois par semaine ;
- et surtout, jamais de ces régimes drastiques qui frustrent trop et qui se traduisent par une inévitable reprise de poids lorsqu’on les cesse.

J'avoue avoir dans ce domaine une volonté de fer, que j'ai essayé d'analyser : peur de vieillir, deuil difficile de la jeunesse de mon corps, fascination pour des femmes très minces (Kate Middleton ou, dans ma tranche d’âge, Iman Bowie) ?



Certainement toutes ces raisons qui font que je veux rester mince et que je m’applique à le rester.

Et pourtant, il est des femmes rondes que je trouve très belles, mais… pas moi !




Pour conclure cet article, les dangers de ce que j'ai intitulé "l’obsession minceur" mais aussi une rapide vision des "troubles alimentaires".

L'obsession de la minceur peut avoir des conséquences graves, et conduire par exemple à l'anorexie, qui peut se présenter accompagnée d’épisodes boulimiques.
Il ne s'agit plus là d'une simple question de régime, le problème est souvent complexe et profond.

10 % des femmes âgées de 12 à 30 ans souffrent d’un trouble grave de l’alimentation et 50% d'entre elles réactiveront ces troubles lors de la mésopause, ou de la grande vieillesse.
Les troubles alimentaires sont des désordres complexes, qui se caractérisent principalement par des habitudes alimentaires anormales et souvent dangereuses (refus systématique de s’alimenter, vomissements provoqués, épisodes boulimiques ou boulimie installée, etc.), ainsi que par une grande préoccupation de son image corporelle. Aussi, ils sont souvent associés à d’autres problèmes sérieux comme la dépression, l’anxiété, le repli sur soi, l’abus d’alcool ou de drogues et les tendances suicidaires.

L’anorexie est cette obsession de la minceur qui entraîne de sévères restrictions alimentaires et, par conséquent, une perte de poids importante. Elle est fréquemment accompagnée d'épisodes d’orgie alimentaire suivis de comportements compensatoires, dont le but est d’éviter le gain de poids ; parmi ceux-ci on compte l’abus de laxatifs, les vomissements provoqués et le jeûne. Au cours d’une orgie alimentaire, une femme boulimique peut ingurgiter plus de 5 000 calories en très peu de temps (l’apport quotidien normal d’une femme se situe autour de 1 800 calories). Par conséquent, les personnes aux prises avec la boulimie ont de fréquentes fluctuations de poids.

Il existe aussi l’hyperphagie boulimique. Ce trouble alimentaire se caractérise également par des épisodes d’orgie alimentaire qui ne sont pas suivis de gestes compensatoires. Les personnes qui en souffrent sont incapables de se maîtriser lorsqu’elles mangent et présentent, pour cette raison, un surplus de poids important.
Si l’anorexie et la boulimie affectent principalement les jeunes, l’hyperphagie boulimique se manifeste généralement à un âge plus avancé.
La difficulté à désigner ses émotions, à en parler, peut conduire à chercher à les neutraliser d'une autre façon, en particulier en mangeant, pour atteindre un introuvable réconfort.
Le corps gros peut aussi avoir un sens en lui-même. Il peut constituer une défense. Ou au contraire permettre de trouver sa place.
Dans ces conditions, devenir une personne mince peut s'avérer une aventure périlleuse, mettant la personne face à ses difficultés que le corps gros lui a permis de contourner, d'enrober.

Dans les deux cas, extrême maigreur ou obésité, les nutritionnistes, avec leurs listes d'aliments autorisés ou interdits n'apporteront pas des réponses suffisantes ; pas plus que les psychologues ne sauront pacifier la relation "guerrière" qui s'est instaurée avec la nourriture...

Les troubles de l’alimentation seraient causés par une combinaison de plusieurs éléments. Les facteurs psychologiques incluent une faible estime de soi, la sensation de ne pas être à la hauteur, le manque de maîtrise de soi, la dépression, la colère et la solitude.
Il est aussi des facteurs biologiques : l’hérédité, les antécédents familiaux de troubles de l’alimentation et de problèmes de poids.
Un autre facteur, que nous avons plusieurs fois évoqué dans ce blog, est la promotion médiatique de modèles de "femmes irréalistes", et la tendance sociétale actuelle à juger la valeur d’une personne selon son apparence physique.

La dimension psychologique est présente en permanence dans l'histoire d' une prise ou d'une perte excessive de poids, aussi bien dans son origine que dans ses conséquences.
Comprendre le développement de l'obésité ou de la maigreur extrême n'est pas une chose simple. Il s'agit toujours de causes très complexes.

Les troubles alimentaires peuvent avoir d’importantes conséquences physiques. Les recherches montrent que 10 % des gens qui souffrent de troubles alimentaires en meurent. Les principales causes de décès sont un arrêt respiratoire et cardiaque, un déchirement de l’œsophage et... le suicide.
Les troubles alimentaires ne sont pas incurables. Lorsqu’elles suivent un traitement approprié, de nombreuses personnes guérissent. Les chances de guérison sont plus grandes si la maladie est détectée tôt.

A côté de ces troubles, existent aussi des maigreurs extrêmes et des obésités quasi-indépendantes de l'alimentation, imputables à des dérégulations métaboliques.
Même si ce n’était pas le propos de cet article, je tenais à le souligner en conclusion.


A vous maintenant : quel est votre rapport à la minceur ou à la rondeur, avez-vous des stratégies pour parvenir à votre poids souhaité ou vous acceptez-vous telle que vous êtes ?


Très bonne semaine à toutes les lectrices de ce blog !

lundi 26 mai 2014

Le rouge à lèvres...



Notre cosmétique préféré ?




80% des femmes désignent le rouge à lèvres comme l’atout majeur de leur palette esthétique.
Qui plus est, les femmes qui déclarent ne pas se maquiller disent, à 70% d’entre elles, posséder tout de même, dans leur sac ou dans leur trousse de toilette, un tube de rouge à lèvres…

Vous avez été nombreuses à évoquer, dans vos commentaires sur les précédents billets, ce cosmétique tant aimé.

Des statistiques et des paroles qui ne peuvent que m’inciter à faire un article sur cet "incontournable" de nos armes de séduction, qui n'est pourtant pas mon produit de maquillage préféré : si je devais en choisir un seul, j’opterais sans conteste pour le mascara, mais ceci est une autre histoire que j'évoquerai prochainement avec vous.




Que dit de nous cette couleur sur la bouche ? Affirmation de soi ou arme de séduction ?
Le rouge à lèvres borde notre bouche, la première zone érogène que nous avons expérimentée bébé.
Il est le plus fort symbole du plaisir de se maquiller. Un plaisir qui commence dans la rêverie accompagnant le choix de la teinte et de la texture, dans le long apprentissage de la distinction subtile entre les différentes propositions : vermeil, groseille, cardinal, incarnat, carmin, rubis, sang… mat, brillant, transparent, dense, qu’importe la matière pourvu qu’on ait l’ivresse !
Ivresse qui s’amorce au moment où le bâton jaillit de son tube.



Les marques ne s’y trompent pas, puisqu’elles rivalisent d’imagination pour faire de leurs étuis de véritables objets de désir, allant jusqu’à travailler le léger bruit de l’ouverture.
Puis vient le plaisir de poser la couleur, de redessiner le contour de sa bouche.



Le rouge a longtemps souffert d’une réputation sulfureuse, associé de manière évident à la sexualité et à l'érotisme.
Appliquer son rouge sur sa bouche est quelques chose qui touche à l'être et qui est de l'ordre du désir...

Savez-vous que les ventes de rouges à lèvres s’envolent en temps de crise… ?
Certes, le "Lipstick Index" (à ajouter au lexique de notre vocabulaire mode...) est un indicateur économique difficile à trouver dans les manuels dits "sérieux" !


Par ailleurs, les femmes n'utilisent pas toutes de manière identique leur bâton de rouge.

Alors voici, pour notre simple plaisir, les quatre façons les plus fréquentes dont les femmes utilisent leur bâton de rouge à lèvres (désolée pour les utilisatrices de gloss...), et leur interprétation "pseudo-psychologique"... Vous savez que je n'y crois pas trop, c'est juste pour le sourire...


Type 1 : Le bout de votre rouge à lèvres est demeuré exactement comme à l’achat (peu importe la forme originale)


-Vous vous conformez aux règles
-Vous n’aimez pas attirer l’attention
-Vous êtes quelque peu réservée


Type 2 : Le bout de votre rouge à lèvres est arrondi (en dôme convexe) uniformément


-Vous êtes de nature accommodante
-Vous êtes d’humeur égale
-Vous êtes une personne sérieuse


Type 3 : Le bout de votre rouge à lèvres est coupé en diagonale parfaite


-Vous êtes pleine d’entrain
-Vous n’aimez pas les horaires
-Vous êtes fortement attachée à votre opinion


Type 4 : Le bout de votre rouge à lèvres est arrondi, de forme concave, avec le bout  pointu


-Vous êtes créative
-Vous êtes une personne énergique
-Vous êtes optimiste et enthousiaste


Après ces quelques lignes humoristiques, je vais évoquer ici mon rapport à mon rouges à lèvres, ou plutôt à mes rouges à lèvres, car j'en utilise deux et ce selon mon humeur : rouge-rouge ou rose clair, quasiment "nude"... mais jamais en rapport avec mes vêtements ou mon rouge à ongles, puisque je mets jamais de vernis sur mes mains (peinture oblige...).

C'est vraiment la touche finale de mon maquillage, le dernier geste que j'accomplis dans mon rituel du matin et le seul geste que je réitère dans la journée, en tant que retouche...
Je suis aussi une adepte du crayon à lèvres, ton sur ton, qui ourle un peu mieux la bouche mais qui, ai-je appris récemment, dénature la couleur du rouge...
Il m'arrive, quand j'y pense, de mettre une première couche, de la faire pénétrer en la tapotant avec un kleenex, puis d'en poser une deuxième, il paraît que cela ferait "tenir" le rouge, à vrai dire, je n'ai pas trop vérifié...


Je suis allée regarder mes tubes, je serais plutôt du type 1 : "réservée, se conformant aux règles", je crois que cela ne me va pas tellement...


A vous maintenant ! 

Quel est votre rapport au rouge à lèvres, ce rapport a-t-il évolué durant votre vie ?
Est-il un indispensable de votre maquillage (ou de votre non-maquillage...) le portez-vous coloré, ou "nude" (j'ai bien appris ma leçon...), est-il votre cosmétique préféré, etc. ?

Et je suis preneuse de tous les conseils que vous pourrez me donner en la matière, n'étant pas, vous l'aurez compris, une pro du rouge !





Très bonne semaine à toutes !

lundi 19 mai 2014

Du vocabulaire de la mode...



... Au vocabulaire à la mode


J’avais écrit, en 2010, un article sur le vocabulaire "à" la mode, que j’avais intitulé : "Ces expressions à la mode qui nous agacent un peu…" et que je reprendrai en partie ici.

Auparavant, en mise-en-bouche, un petit texte sur le vocabulaire "de" la mode… (lol) !



"Lors de la fashion-week, mon amie Nadine et moi décidâmes d’aller shopper.
Il n’était pas question que les fashionatas que nous sommes manquent cet événement qui faisait le buzz ni de faire un fashion faux-pas pour cette grande occasion !
Aussi, nous étions-nous vêtues avec soin.
Dress-code casual pour les deux : un top basic pour moi sur un legging, le tout accompagné de compensées.
Chino et perfecto pour Nadine, un total look réussi, légèrement vintage ; elle avait remplacé ses habituelles babies par des slippers plus tendance, le tout accompagné de son it-bag, bien sûr !
Question coiffure, j’avais délaissé mon look curly pour un brushing wavy avec finition one-shoulder.
Nadine avait gardé sa coiffure straight free, très top !
En ce qui concerne le maquillage, nous avions opté pour un ensemble nude, avec tout de même une touche glossy pour les lèvres, du meilleur effet glamour.  Pas de smokey eyes pour la circonstance…
Un moment très réussi, nous avons flashé, elle pour une jupe crayon très ladylike, moi pour des low boots.
Et pourtant, je m'étais promis : "No buy" !"


Vous trouverez ci-dessous un petit lexique...


Petit lexique des termes à la mode du domaine de la mode..

Fashion-week
 : la semaine de la mode

Shopper : faire du shopping

Fashionatas : passionnées de mode 

Buzz : Evénement

Fashion faux-pas : faute de goût en rapport avec la mode

Dress-code : style de vêtements

Casual : décontracté

Top : petit haut échancré, débardeur

Basic : vêtement de base, fondamental

Legging : caleçon long

Compensées : désigne des chaussures à semelles épaisses

Chino : pantalon assez large en serge de coton

Perfecto : blouson de cuir avec poches et fermetures éclair, style motard

Total look : l'ensemble de l'apparence, la façon de s'habiller de haut en bas

Vintage : rétro

Babies : sandales plates à brides, qui ressemblent aux sandalettes des bébés

Slippers : chaussures confortables, style chaussons

Tendance : mode

It-bag : le sac du moment, celui qu'il faut avoir

Look curly : coiffure bouclée

Brushing wavy : coiffure lissée avec vagues sur les pointes des cheveux

One-shoulder : chevelure ramenée sur un côté, tombant sur une seule épaule

Straight free : cheveux naturellement lisses

Top : maximum, le mieux

Nude : maquillage naturel, qui se rapproche du teint de a peau, qui doit passer inaperçu

Glossy : brillant, se rapporte essentiellement à un rouge à lèvres brillant et transparent

Glamour : qui possède un charme sensuel, sexy, mignon

Smokey eyes : yeux charbonneux

Flashé : craqué

Jupe crayon : jupe droite, moulante, qui met les courbes en valeur

Ladylike : distingué, digne d'une dame

Low boots : bottes basses, qui couvrent seulement la cheville

No buy ! : pas d’achats (prévus) !

Mon expression "préférée", car elle frise le ridicule, est sans conteste "fashion faux-pas", qui me fait rire chaque fois que je l'entends ou que je la lis (car je l'entends et je la lis !).





Mais, comme il n'y a pas que le domaine de la mode qui fasse l'objet d'un vocabulaire "mode", voici le billet que j'avais publié sur "Les Peintures de Norma C" au sujet de ces expressions "à la mode" qui ont tendance à m'amuser parfois, mais aussi, d'autres fois, à m'irriter quelque peu...

J’avais alors participé à une série d’entretiens de recrutement pour un poste de la fonction publique (catégorie A), poste à lourdes responsabilités et à enjeux politiques et institutionnels importants.
Loin de moi l’idée de critiquer les candidats, qui affrontaient tous avec énormément de courage cette épreuve ô combien inconfortable, mais j’avais été sidérée par l’emploi constant de ce vocabulaire "mode", que l’on aurait pas attendu dans "l’orthodoxie" d’une telle situation.
Les "c’est clair", "ya pas photo", "j’y crois pas", "c’est trop", et autres expressions aussi savoureuses ont bel et bien été prononcées...

Certes, on les entend partout, à la télé, à la radio, dans les commerces, au bureau ; même nos amis n’y échappent pas ! (et parfois nous-mêmes…).


Je n'ai pas pu résister à en présenter quelques unes, mais peut-être en connaissez-vous d'autres ?"

C'est clair : réponse qui sous entend qu’on a déjà réfléchi à la question et qu’on ne se contente pas d’un oui ; cette expression vient ponctuer chaque phrase de l’interlocuteur.

Y’a pas photo : il n’y a pas de doute, voire de confusion, possible.

De chez… (Exemple : bête de chez bête) : exprime un superlatif, ou un comble.

Être trop : exprime un superlatif.

Que du bonheur : exprime la joie, le contentement, face à un événement qui est, bêtement, jugé "parfait".

Avoir la banane : sourire largement, être content.

Absolument (ou "tout à fait") : oui.

J’hallucine : je n’arrive pas à y croire.

LOL : mort de rire.

On n’est pas trop de deux : la tâche est difficile, heureusement qu’on est deux pour l’effectuer.

Être à l’ouest : être à côté de la plaque, dans un état anormal d’inattention, avoir la tête ailleurs..

J’y crois pas : exprime un grand étonnement.

La cerise sur le gâteau : le plus, le supplément.

Moyen : nul.

Ça me gave : ça m’ennuie, ça "m’emmerde".

Grave : s’applique à un individu qui a fait quelque chose qu’on juge négativement ; peut également signifier beaucoup : "il m’énerve grave".

Ya un moment où il faut arrêter : expression qui dit bien ce qu’elle veut dire...

Pas de soucis : expression dite systématiquement, qui veut dire : il n’y a aucun problème. On peut dire également, dans le sens opposé : il y a un souci ?

Boosté : vitaminé, surexcité, hyperactif, très motivé.

Y’s la pète : il est orgueilleux, il pense pouvoir tout faire, il n’a plus de limites...

Mais pas que : mais pas seulement.

Tu m'étonnes ! : synonyme de "c'est clair", en fait "tu ne m'étonnes pas", une antiphrase, donc


Juste : vraiment (c'est juste merveilleux !)




Pour continuer à sourire, voici un dialogue, à propos de mes amis félins, qui illustre ces expressions…

- C’est vraiment Kali, la plus marrante de tous les chats qu’on connaît !
- C’est clair, y’a pas photo !
- Elle est trop de chez trop !
- Tu m'étonnes, avec elle, c’est que du bonheur…
- Regarde, on dirait qu’elle a la banane !
- Absolument !
- J’hallucine, elle vient de monter à l’arbre, LOL !
- On ne va pas être trop de deux pour la faire descendre. Elle est complètement à l’ouest de grimper si haut !
- Regarde le Charlie qui la poursuit ! 
- J’y crois pas !
- C’est la cerise sur le gâteau, il risque de la faire tomber !
- Y a des jours, il est vraiment moyen, ça me gave de le voir faire ça !
- Ouais, il est grave ce chat !
- Non, mais y a un moment où faut arrêter quoi !
- Allez, pas de soucis, il va redescendre !
- Oh, il est vraiment boosté de chez boosté, ce Charlie !
- Y’s la pète, là !..




Et, pour terminer plus sérieusement, quelques éléments d'analyse.

La mode n’est pas une chose seulement "légère", c’est surtout un phénomène social général.
Le sens de la mode est révélé par la psychologie sociale. Elle est ainsi, sous toutes ses formes, une "expression sociale".
Sa part de liberté a son origine dans ce que la mode est une formation névrotique, comme le rêve ou l’art. Elle est l’expression du refoulé (sexualité, irrationnel, fantasmes et grandes images collectives...) et par là traduit l’inconscient culturel collectif d'une époque.

L’un des paramètres explicatifs des phénomènes de mode, langagière ou autre - vestimentaire par exemple - réside dans l’imitation, qui peut engendrer des chaînes de contagion imitative qui sont le fondement de la mode elle-même.
Ce que "dit" le "lanceur de mode", les autres veulent le "dire"…

La marque du groupe est aussi un paramètre important : le groupe d’appartenance va imposer ses "marques", ses "emblèmes langagiers" ; son influence est d’autant plus forte que l’identité personnelle est mal établie, d’où son importance à l’adolescence : on s’habille comme un "jeune", on parle comme un "jeune"…
Ajoutons à cela une composante "quartier" et nous nous trouvons avec des modes langagières particulières car le langage est aussi un classificateur social. Tout comme le groupe impose parfois son uniforme, il impose aussi son langage et ses expressions, autant d’emblèmes d’appartenance…

Il reste à déterminer l’utilisation sociale de la mode langagière, le sens que font jouer les sociétés à ce système de renouvellement.

Les sociétés traditionnelles ou conservatrices, attachées aux valeurs de répétition et de stabilité, ne favorisent jamais la mode langagière, l’interdisent parfois et la freinent toujours au maximum. Au contraire les démocraties et les sociétés de progrès ont toujours favorisé le jeu social de la mode langagière.

La mode est le jeu symbolique où les sociétés modernes rejouent jusqu’au vertige ce qui constitue l’essentiel de leur système. Voilà son sens profond.
Le problème avec la mode, langagière ou autre, c’est qu’une fois qu’on l’a installée on ne peut plus s’en passer. C’est un jeu gratuit qui n’a d’autre but qu’elle même. Aussi n’échappe-t-on jamais à la mode...
D’où l’extension de ces expressions "mode" quasiment à toutes les tranches d’âge et à tous les milieux sociaux, et au domaine de la mode, en particulier !
La mode, on peut être pour ou contre, mais pas en dehors. Toute anti-mode est une mode. C’est en se révoltant contre la mode qu’on lui obéit le mieux, puisque la logique de son système est le renouvellement perpétuel. Elle ne vit que de la contestation et s’enrichit des "modes de dérision"...
Il convient donc de considérer la mode comme un phénomène social qui peut désormais s’appliquer à n’importe quoi.
Et il faut la définir en conséquence.

La mode langagière est formée par la superposition de quatre degrés au moins :
- la diffusion soudaine d’une expression ;
- sans justification utilitaire valable (on avait déjà des expressions synonymes) ;
- éphémère ;
- avec un cycle de renouvellement…

D’une façon générale, la mode est le désespoir que rien ne dure et la jouissance que tout reviendra.

C’est "la frivolité de la mort et la modernité du déjà-vu" (Baudrillard)."





A vous maintenant, que pensez-vous de ce "langage de la mode" et de ce "langage à la mode" ?


Très bonne semaine à toutes !

lundi 12 mai 2014

Lui demandez-vous son avis ?



Lors de vos achats, lorsque vous vous habillez, etc...


Compagnon actuel ou ancien compagnon, quel rôle donnez-vous, ou avez-vous donné, à celui que Pétales dénomme si justement "notre autre," et ce dans le choix de vos "achats de femme", la façon de vous vêtir, de vous maquiller, de vous coiffer ?


Êtes-vous une indépendante farouche qui n'en fait qu'à sa tête, faisant fi des goûts, conseils et remarques de votre conjoint ?
Êtes-vous une femme qui prend en compte les goûts de son homme et s'en écarte peu au moment de ses décisions d’achats, de tenues, de maquillage ?
Faites-vous des concessions ponctuelles à ses goûts et, le reste du temps, vous affirmez-vous dans vos propres choix ?
Ou avez-vous le bonheur d'avoir tous les deux les mêmes goûts ? (auquel cas, ces questions ne se posent pas...)



Je suis bien consciente que, lorsque je pose de telles questions, rares sont celles d'entre nous qui se retrouveront pleinement dans une seule d'entre elles, voire dans toutes, la réalité étant toujours plus nuancée que les classifications dans lesquelles on essaie de la faire entrer.
Prenez donc ces questions comme un "rite d'ouverture" à nos discussions et surtout pas un quelconque carcan que je vous imposerais.


Jouant le jeu avec vous, je me suis bien évidemment posée la même question : "Est-ce que je lui demande toujours son avis pour ces petites choses de mon quotidien de femme ?"
Et je n'ai pas intérêt à déformer notre réalité de couple car, le premier lecteur de mes billets, c'est... lui !

Allons-y donc !

En préambule, je dirais qu'à côté de notre budget commun, Jean et moi avons chacun un budget plus "personnel", pour nos petits achats, nos coups de cœur, budget que chacun de nous gère dans la plus grande liberté et avec le total respect de l'autre.

En ce qui concerne ma "passion-chaussures", Jean, qui me rappelle pourtant de temps en temps que je n'ai que deux pieds, la nourrit tout de même car c'est lui qui, souvent, détecte une paire de chaussures qui "m'iraient bien".
Comme les achats de chaussures se font quasiment toujours en Italie, nous sommes ensemble lors de ces délicieux moments : il en résulte que le choix se fait en commun.
De toute façon, comme je les aime toutes, si une paire plaît à Jean, elle me plaira obligatoirement...

Question vêtements, c'est plus nuancé puisque, je l'écrivais dans un article précédent, j'achète pas mal de vêtements en ligne et souvent en son absence, non que ce soit un stratagème de ma part mais parce que cela se présente ainsi.
Je connais ses goûts, peut-être un peu plus classiques que les miens, et j'essaie autant que possible de les prendre en compte mais, de temps en temps, je cède à un petit grain de fantaisie en prenant le risque d'un achat plus "atypique".
C'est ainsi que récemment, j'ai acheté en ligne ces deux articles fort zébrés sur lesquels j'avais flashé.



Eh bien, ils lui ont plu ! Peut-être l'avais-je enfermé moi-même dans un stéréotype plus conformiste que ce qu'il en est en réalité...

Il est des domaines où j'agis seule, celui des produits de beauté et du maquillage, par exemple, je pense que cela l’ennuierait profondément de parler avec moi marques de sérums ou de contours des yeux et je lui épargne les détails des soins de ma peau.
En revanche, je lui demande de temps en temps son avis sur mes rouges à lèvres : "Préfères-tu le rouge ou le rose, aujourd'hui ?"
Ou sur mes tenues lorsque nous sortons ensemble, j'aime lui faire plaisir en m'habillant avec des vêtements qu'il aime.

Mais rien de bien contraignant dans tout cela.

S'il est un domaine où nous choisissons toujours ensemble, c'est celui de nos parfums, mais il me semble difficilement concevable de supporter au quotidien un parfum que l'on n'aime pas...

Ensemble aussi, nous avons choisi la décoration fort simple de notre maison, nous avons les mêmes goûts en ce qui concerne l'absence de bibelots, ce côté un peu zen que nous avons souhaité donner à notre intérieur.

Je conclurai par un domaine où son avis m'importe particulièrement, c'est celui de mes tableaux, il est mon plus grand conseiller et mon plus féroce critique et c'est grâce à lui que j'ai pu progresser dans ce que je nomme toujours "mon chemin dans la peinture".




Voilà pour "nous".

A vous maintenant !


Très bonne semaine à toutes !

lundi 5 mai 2014

Quelle acheteuse êtes-vous ?



Entre l'économe pathologique et la malade de la "fièvre acheteuse", où vous situez-vous ?



Nous vivons dans un monde où la consommation a une place de plus en plus importante.
80 à 92 % des acheteurs compulsifs seraient des femmes, en général de bon niveau professionnel, scolaire et universitaire ; leurs achats seraient en priorité des vêtements (96 %), des chaussures (75 %), des bijoux (41,7 %), des produits de maquillage (33 %) et des objets pour la maison (12 %). 

Mais nous ne consommons pas toutes de la même façon et il y a mille façon d'acheter !

Voici, ci-dessous, quelques "types" repérés d'acheteurs et... d'acheteuses.

Etes-vous une acheteuse pragmatique, obsédée par l’utile, qui aime conjuguer économies de temps, de stress et d’argent ?

A l’opposé, êtes-vous une professionnelle du shopping, une boulimique des soldes, qui connaît toutes les bonnes adresses, tous les bons plans, qui ne passe pas une semaine sans faire du lèche-vitrines ou sans entrer dans une boutique ?

Faites-vous des achats imprévisibles, irréfléchis, caractérisés par un sentiment d’urgence, d’obligation, ce qui se solde parfois par des "faux-achats" (une robe immettable, des chaussures à talons trop hauts, une crème qui ne convient pas du tout…) ?


Vos achats ont-ils une fonction thérapeutique, vous rassurez-vous avec des objets particuliers ou en collectionnant certains d'entre eux ?
L’aspect thérapeutique des achats permettrait de mieux supporter des difficultés personnelles, une identité mal assumée, une confiance en soi peu stable, un vide intérieur, un pan de l'enfance mal vécu, un lien fragile avec un compagnon, etc. 

Achetez-vous de façon obsessionnelle, vos collections de vêtements, sacs ou chaussures nécessitent-elles plusieurs dressings ?
L’acheteuse compulsive, qui ne contrôle pas ses dépenses, s’endette, se sent coupable et déprime. Pour se sentir mieux, elle achète à nouveau. C’est le cercle vicieux de la dépendance, semblable à celui du toxicomane. Sensation de manque si on l’empêche d’acheter ; difficultés de tous ordres avec sa famille, ses amis, son travail, dues à son perpétuel besoin d’argent ; intérêt pour elle-même et son bien-être, relégué derrière son obsession d’achat. 
La compulsive n’est pas sensible aux soldes : son but n’est pas de réaliser une bonne affaire mais de dilapider son argent. La cause majeure de son trouble est une mauvaise image de soi et très souvent, une dépression latente

Enfin, vous qualifierez vous de dépensière, achetant et aimant acheter ?


Une fois cette classification établie, je me suis bien évidemment interrogée : quel type d’acheteuse suis-je ?
Certainement pas une boulimique de l’achat, bien que, en ce qui concerne les chaussures, je n’aie guère de limite, mais dans un "univers" que je reconnais comme mien, somme toute raisonnable au niveau des prix.
En tout cas, je ne suis pas une acheteuse surendettée, ni une fanatique des soldes (j’apprends souvent leur date par le plus grand des hasards), ni une pragmatique obsédée par l’utile ou la bonne affaire.

J’ai certes quelques "bons plans", des boutiques où le rapport qualité / prix est excellent et où je me laisse aller à quelques fantaisies ("le Chinois" de Bordighera par exemple, voir les photos ci-dessous).







De temps en temps, au changement de saison en particulier, je m'autorise bien volontiers quelques commandes sur internet, sur mes trois sites de prédilection "H&M", "Zara" et "Esprit" et, comme j’ai une taille standard (36 ou XS), je n’ai jamais de déconvenue en ouvrant mes colis.

J'ai aussi à mon actif quelques "faux-achats", quelques robes d'un classicisme avéré que je ne porte jamais, certaines chaussures, trop plates ou trop hautes, coups de cœur sans lendemain que je regarde tout de même avec bienveillance au milieu de ma collection....

Mais je n'aime faire les boutiques que très modérément, je m'ennuie vite au milieu de cette débauche d'articles, je me sens rapidement un peu "perdue", aussi je reste fidèle à quelques "magasins-amis", où je connais les vendeuses et où je me sens bien. Bien sûr, lorsque nous allons en Italie, je me fais rêver devant chez Prada ou Luisa Spagnoli, mais je n’ai jamais franchi le cap de ces devantures aux prix exorbitants…

Il existe donc, chez moi, une dimension d'acheteuse plutôt raisonnable, que je découvre avec assez d’étonnement au travers de ce billet…



A vous maintenant, mes amies lectrices : quel type d’acheteuse êtes-vous ? Où vous situeriez-vous dans la typologie ci-dessus ?



Je mets à profit ce billet pour vous soumettre quelques thèmes que je souhaite évoquer ici afin que vous me signaliez ceux que vous aimeriez voir traités en priorité.
Et n'hésitez pas à me faire part d'autres thèmes qui vous seraient chers !


Notre produit de maquillage fétiche

Autres accessoires : ceintures, casquettes et chapeaux 

Les jours où l’on reste à la maison… Confort, laisser-aller ?

L’obsession minceur 

Maillots de bain : 2 pièces ou 1 pièce ?

Les soins du soir, les crèmes de nuit 

Les incontournables petites robes noires

 Le sport à 50 ans (et plus...)

Les soins des mains

Les soins de dermatologie

Les produits de beauté sans tests sur les animaux

Lui demandez-vous son avis ?

Une peau au soleil : produits bronzants et auto-bronzants, après-soleil

Les masques de beauté

Recettes ventre plat

Nos bonnes résolutions-beauté 

La beauté à travers les âges

Le vocabulaire de la mode

La lingerie

Rouge à lèvres et vernis à ongles



Je vous souhaite une très bonne semaine  !